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Minié, l'un des chats de mon frère Pierre, 1985-2005, photographié en 1998, cliquer pour une vue agrandie
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Albert PAYCHÈRE
Chef de choeur, pédagogue, critique et chroniqueur musical
1889 - 04.05.1970

Sur la page du concerto de la main gauche de Ravel dans l'interprétation de Jacqueline BLANCARD avec l'Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d'Ernest ANSERMET, j'avais à propos de sa première audition en Suisse cité le contenu d'un article paru dans le Journal de Genève du 12 novembre 1937, un compte-rendu retrouvé grâce aux splendides archives de Le Temps, signé par un chroniqueur "A.P.". Qui était ce "A.P."?! Aiguilloné par la curiosité - dans le bons sens du terme - j'ai un peu cherché, difficile... Mais...

Grâce au superbe centre de recherches de la Ville de Genève www.interroge.ch il est possible de mettre un nom sur ces initiales: il s'agissait d'Albert PAYCHÈRE.

Pour ses 80 ans Franz WALTER - également chroniqueur musical à la Tribune de Genève - lui rendait hommage dans cet article publié dans Le Samedi Litéraire du Journal de Genève du 9-10 août 1969 en page 9:

"[...] ALBERT PAYCHÈRE a quatre-vingts ans

Albert Paychère vient de fêter ses 80 ans. C'est un anniversaire auquel le «Journal de Genève» ne peut manquer de s'associer étroitement. Albert Paychère n'a-t-il pas été pendant près de trente ans - de 1919 à 1947 - le critique musical attitré de ce journal, marquant de sa personnalité attachante notre rubrique artistique. Une personnalité faite de finesse, de distinction et de scrupule. Certains de ceux qui l'ont connu et suivi alors, savent le soin et la recherche qu'il mettait à accomplir sa tâche, n'hésitant, pas à réclamer et étudier longuement les partitions qu'il était appelé à juger, avant de se prononcer sur une première audition (à vrai dire, le critique d'aujourd'hui. harcelé par une tâche devenue multiple, regrette un peu ce temps où l'approfondissement était possible). Personnalité courtoise aussi, qui prenait le temps de mesurer ses termes, sachant maintenir un ton de bonne compagnie dans une discipline qui incite volontiers aux effets de plume percutants.

Mais il faut rappeler aussi le rôle de pionnier qu'a joué Albert Paychère dans notre ville, à l'époquè où il révélait à notre public certains chefs-d'oeuvre lyriques du passé. Aucun de ceux qui y assistèrent n'a oublié, je suis sûr, ces soirées de la Salle de la Réformation données notamment sous l'égide de Gluck. D'autres se souviendront aussi de leur participation à Orange, au sein du choeur de la Société de musique symphonique qu'il avait fondée et dirigeait en la faisant· participer à de nombreuses exécutions classiques ou modernes. Mais combien aussi gardent en mémoire son activité de pédagogue, que ce soit au conservatoire, comme professeur d'histoire dé la musique, ou à l'École supérieure de jeunes filles où il initia d'innombrabls volées à l'art d'Euterpe.

Tout cela, c'est l'occasion de le rappeler aujourd'-hui alors qu'Albert Paychère se voit fêté par des enfants et petits-enfants devenus à leur tour des musiciens distingués. Et c'est à tous que nous adressons nos félicitations.


Franz Walter [...]"