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Ottorino Respighi / cliché de Ghitta Lorell [ou Torell ?], Rome, 1934, Format:  1 photogr. pos. ; 21,5 x 16,5 cm (im.), Droits:  domaine public, Identifiant:  ark:/12148/btv1b8424104v, Source :  Bibliothèque nationale de France, département Musique, Est.RespighiO.001, cliquer pour une vue agrandie
Recto de la pochette du disque Urania URLP 7100, cliquer pour une vue agrandie
Ottorino Respighi vers 1930, cliquer pour une vue agrandie
À la recherche d'un portrait d'Ernest BORSAMSKY...
Kopf Bild Borsamsky Ernest 155 250
Ottorino RESPIGHI
Concerto gregoriano pour violon et orchestre, P 135
Kurt STIEHLER, violon
Rundfunk-Sinfonieorchester Leipzig (RSO Leipzig)
Ernest BORSAMSKY, Urania URLP 7100, P 1953

Le «Concerto gregoriano» est le troisième concerto pour violon que compose Ottorino Respighi, c'est le seul qui ne soit pas tombé dans l’oubli presque total. L'oeuvre reflète sa passion pour le chant grégorien, comme dans presque toutes ses oeuvres composées à partir de 1920. Son intérêt pour le chant grégorien fut éveillé par son épouse:

"[...] En 1919, il se maria avec l’une de ses anciennes élèves, Elsa Olivieri Sangiacomo, l’un des pionniers de la redécouverte du plain chant. Elsa l’initia aux mystères du chant grégorien, ce qui ouvrit à son art de nouvelles possibilités d’expression: les Trois préludes sur des mélodies grégoriennes pour piano, Les Vitraux de cathédrale, le Concerto gregoriano pour violon, le Concerto myxolydien pour piano et le Metamorphoseon pour grand orchestre doivent une part de leur pouvoir expressif à ces tournures archaïsantes qui marquent également de leurs nuances intemporelles certaines portions des Pins de Rome (Pins près d’une catacombe) et des Fêtes romaines (hymne des suppliciés de Circenses, religieux du Jubilé).[...]" cité d'un texte de Michel Fleury publié sur cette page du site www.cadences.fr.

"[...] Composé en 1921, au cours de vacances d'été, particulièrement heureuses, il fut créé en hiver, l’année suivante. Malgré une interprétation fidèle du violiniste Mario Corti et une direction impeccable de Bernardo Molinari (tous deux de fervents champions de la musique de Respighi) la création ne fut pas, et de loin, une brillante réussite. L'auditoire romain applaudit poliment, mais sans enthousiasme, et le compositeur, qui pensait avoir produit un bel ouvrage, en fut profondément déçu. Ces deux types de réaction sont assez faciles à comprendre. Le public, depuis longtemps habitué au grand spectacle, aux couleurs vives, aux morceaux de bravoure, ne pouvait qu'être dérouté par cet essai musical, de nature méditative, sans émotion intense, si éloigné, dans ses effets comme dans ses intentions, des caractéristiques habituelles des concertos de la période romantique finale, si délibérément agressifs sous un idiome essentiellement conforme.

Loin de donner à son soliste un rôle de "sabreur", Respighi le voulait prêtre / chantre de l'assemblée des fidèles: l'orchestre. La partie solo n’est certes pas facile, mais la virtuosité outrancière en est constamment écartée. Par moments on pourrait presque dire qu'il s'agit d’un manifeste contre l’ostentation. L'épanchement lyrique est celui d’un mélodiste né, et l'orchestration experte révèle un artiste du plus haut niveau.

Malgré le titre, l’influence du chant médiéval n’est pas manifestement évidente (même si une partie du matériel est tirée du grand répertoire anonyme du plain-chant). Le "Concerto grégorien" doit son apparence archaïque aux modes de la musique religieuse du Moyen Age, dépourvus de la tension dynamique intérieure des gammes mineures et majeures de l'ère moderne qui, depuis près de quatre siècles, dominent la musique occidentale.[...]" cité d'un texte de Jeremy Siepmann, traduction de Paulette Hutchinson, publié en 1993 dans ce livret du CD Chandos 9232.

Une courte description citée d'un texte publié sur cette page du site www.vivre-musique-classique.fr:

Le concerto gregoriano "[...] s'ouvre sur une lente et douce mélodie orchestrale où le violon vient s'insérer délicatement. La dynamique prend de l'ampleur jusqu'à une transition vers une partie plus rapide introduite par le violon (bien que le mouvement reste annoté andante tranquillo). La tension se noue peu à peu, à grand renfort de cuivres et de percussions, sans excès cependant (comme très souvent chez Respighi, il utilise la masse orchestrale sans qu'elle lui échappe). Un motif se dégage, une succession de cinq notes, aux cordes de l'orchestre, qui reviendra plus tard dans le concerto. Respighi utilise beaucoup le legato du violon, en sons longtemps maintenus, accompagné par un fond sonore harmonique, aux cuivres et aux cordes. Plusieurs envolées virtuoses apparaissent, dont une première vers les aigus accompagnée de la harpe, du plus bel effet, suivie ensuite par une cadence au violon seul, avec de nombreuses double-cordes. Le mouvement se conclue dans un fondu très délicat entre les cordes aiguës de l'orchestre et le violon qui retrouve son calme, en longues notes.

La transition est ininterrompue avec le second mouvement (andante espressivo et sostenuto), qui déploie une atmosphère lyrique, proche de celle des Pins de Rome (Pins près d'une catacombe), qui prend une dimension immense, imposante, grave mais sensuelle. Par la suite, on imagine une lente danse au clair de lune, au bord d'une eau calme, d'une nymphe en robe blanche translucide, gracieuse et svelte. Quelques transitions descendantes vers les graves du violon rappellent que nous ne sommes pas seuls. La tension revient, une fuite en avant s'amorce, rythmée par les graves coup de timbales ou des violoncelles/contrebasses, puis s'épuise doucement, dans la fatigue ou l'émerveillement d'une nouvelle découverte (?). La dernière partie, très lyrique, chaleureuse au possible, toujours délicate et élégante (notez l'utilisation du xylophone), parfois craintive, hésitante, conclut ce splendide mouvement lent (que l'on remarquera dépourvu de thématique nette). L'ambiance rappelle certaines oeuvres de Debussy par l'utilisation dominante des sons et de l'orchestration, et non des thèmes ou des motifs.

A l'opposé (dans sa construction), le dernier mouvement est très thématique, vivant, imposant, affirmé, sûr de lui, virtuose, dynamique. L'orchestration est particulièrement colorée et bien équilibrée (l'ombre de Korsakov n'est pas loin), et le violon mène la danse, même s'il passe la main aux solistes des vents de temps en temps. Plusieurs moments de beaux tutti, souvent dans les sons graves (trombones et tuba dominant), de fines danses avec le violon, égrainant des séries de notes comme des perles luisantes, de retours vers le premier mouvement via des lents legato, de variations sur le thème dominant, tantôt inquiétantes tantôt éclatantes. Un final magnifique et grandiose vient conclure cette oeuvre atypique. [...]"

Dans l'interprétation que je vous en propose, le soliste est Kurt STIEHLER (à cette époque premier violon de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, ainsi que professeur à Leipzig, plus tard à Münich - son fils Urs est également un violoniste bien connu), accompagné par l'Orchestre Radiosymphonique de Leipzig - le Rundfunk-Sinfonieorchester Leipzig (RSO Leipzig), l'actuel MDR-Sinfonieorchester - sous la direction d'Ernest BORSAMSKY. L'enregistrement est paru sur le disque Urania URLP 7100.

Sur cet enregistrement, Harold C. Schonberg écrit dans «The Gramophone» de janvier 1954, rubrique «LETTER FROM AMERICA» en page 276: "[...] Urania also has brought out the first LP recording of Respighi's Concerto Gregoriano, with Kurt Stiehler and the Radio Leipzig Symphony under Borsamsky. No one realises why this concerto is played so seldom. It is one of those vague, sincere works of excellent craftsmanship that communicates just about as much as the decorations on Nelson's monument. [...]"

Il faut toutefois mentionner que le tout premier enregistrement de cette oeuvre avait été fait quelques années auparavant sur 78 tours - donc avant l'ère du «LP» - par Paul RICHARTZ et le «Städtisches Orchester Berlin» dirigé par Robert HEGER, Polydor 57236/9S (7.s) DGS set 19, tel que mentionné dans le WERM 1951 en page 484 (voir cette page de discogs.com pour quelques photos de ce vénérable album).

Les deux plus anciennes mentions de la parution du disque Urania 7100, que j'ai pu trouver sur la toile, datent de mars 1953, «The Daily Iowan», 27 mars 1953, en page 2 "[...] THE "CONCERTO GREGORIANO" is found on Urania 7100, a work of Respighi inspired by Gregorian.Chant. Violinist Kurt Stiehler is completely in control of the beautiful solo part with the Symphony Orchestra of Radio Leipzig conducted by Ernest Borsamsky. [...]" et de décembre 1953, «The Billboard» en page 34.
L'enregistrement lui-même est donc antérieur à 1953: je n'ai pas pu le dater plus exactement (Le verso de la pochette du disque indique seulement «Copyright 1953, by URANIA RECORDS, INC., New York City 3»).

Les premier et deuxième mouvements sont joués enchaînés, donc dans un seul fichier FLAC.

Voici donc...

Ottorino Respighi, Concerto gregoriano pour violon et orchestre, P 135, Kurt Stiehler, violon, Rundfunk-Sinfonieorchester Leipzig (RSO Leipzig), Ernest Borsamsky, Urania URLP 7100, P 1953 (1. Andante tranquillo - allegro molto moderato - Calmo, tempo I (08:23), 2. Andante espressivo e sostenuto 20:53, 3. Finale (Alleluja). Allegro energico 12:59)
que vous pouvez obtenir en...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

2 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.


Ottorino Respighi / cliché de Ghitta Lorell [ou Torell ?], Rome, 1934, Format:  1 photogr. pos. ; 21,5 x 16,5 cm (im.), Droits:  domaine public, Identifiant:  ark:/12148/btv1b8424104v, Source:  Bibliothèque nationale de France, département Musique, Est.RespighiO.001

Ottorino Respighi / cliché de Ghitta Lorell [ou Torell ?], Rome, 1934
Format: 1 photogr. pos. 21,5 x 16,5 cm (im.), Droits: domaine public
Identifiant: ark:/12148/btv1b8424104v
Source: Bibliothèque nationale de France, département Musique, Est.RespighiO.001



Recto de la pochette du disque Urania URLP 7100

Recto de la pochette du disque Urania URLP 7100



Ottorino Respighi vers 1930

Ottorino Respighi vers 1930, portrait extrait d'une carte autographe