Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Veuillez cliquer ici pour accéder à mon RSS FEED
Veuillez cliquer ici pour m'emvoyer un message avec vos remarques!
Haut de page
Retour sur la page d'accueil (ouvre une nouvelle fenêtre)
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Francis POULENC, clicquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, probablement vers la fin des années 1970, clicquer pour une vue agrandie
Frank PELLEG, photo non datée, music2020 flickr, creatice commons attribution 2.0 generic (CC BY 2.0), clicquer pour voir l'original
Kopf Bild Bour Ernest 155 250
La photo illustrant l'en-tête de cette rubrique est extraite d'une photo du Landesarchiv Baden-Württemberg, Abt. Staatsarchiv Freiburg, W 134 Nr. 077343b, Donaueschinger Musiktage 1964, 17. Oktober 1964, Urheber: Autor/Fotograf: Willy Pragher, Rechteinhaber: Landesarchiv Baden-Württemberg
À droite: Ernest BOUR, probablement vers la fin des années 1970, photo parue entre autres dans l'album Philips 6814 781/786, Hague Philharmonic Orchestra, 400 Jaar Nederlandse Muziek 2
À gauche: Francis POULENC, date ??, photographe ??: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques! (je pense que la photo devrait être contemporaine de la composition du concerto champêtre)
en dessous: Frank PELLEG, extrait d'une photo non datée de Frank Pelleg au piano, music2020 flickr, creatice commons attribution 2.0 generic (CC BY 2.0)
Francis POULENC
Concert Champêtre, FP 49
Frank PELLEG, Clavecin
Grand Orchestre de la Südwestfunk, Ernest BOUR
8 novembre 1955, Baden-Baden

Avec cette page je me fais plaisir à moi-même, le Concert Champêtre de Francis Poulenc étant l'une de mes oeuvres préférées, une des oeuvres les plus géniales que je connaisse, à prendre avec soi si on doit s'exiler sur une île déserte...

Francis Poulenc commence de composer cette oeuvre pour clavecin et orchestre en mars 1927, elle est terminée en août 1928: l'idée de sa composition est née d'une rencontre avec la claveciniste Wanda Landowska:

"[...] Dans ses entretiens avec Stéphane Audel, Poulenc dit : «Les trois grandes rencontres de ma vie, celles qui ont influencé profondément mon art, sont celles de Wanda Landowska, de Pierre Bernac et de Paul Éluard.» La rencontre avec la grande claveciniste eut lieu en 1923, chez la princesse Edmond de Polignac. Née Winnaretta Singer, elle était américaine et la fortune que lui avaient apportée les machines à coudre lui permit d’être une mécène généreuse et éclairée, puisqu’elle commanda des oeuvres à Debussy, Fauré, Ravel, Stravinski, et à Poulenc lui-même (le concerto à deux pianos [1932] et le concerto pour orgue [1938]) ainsi qu’à Manuel de Falla. C’est à la première exécution d’El Retablo de Maese Pedro qui avait lieu dans son salon, sous la direction du compositeur, que Ricardo Viñes présenta Poulenc à Wanda Landowska, qui tenait la partie de clavecin. «J’ai eu pour elle autant de respect artistique que d’humaine tendresse», dit Poulenc. «C’est elle qui m’a donné la clé de l’oeuvre de clavecin de Bach. C’est elle qui m’a appris tout ce que je sais des clavecinistes français.» Elle lui demanda de lui écrire un concerto et ce fut le Concert champêtre (1928).[...] " cité de Pierre Bernac, Francis Poulenc et ses Mélodies,  Libella, Paris, 2014, ISBN 978-2-283-02762-2  

Sur son travail avec Wanda Landowska Poulenc écrit en 1929:

"[...] J'ai travaillé avec elle la première version de mon Concert champêtre. Nous l'avons repris mesure par mesure, note par note. Nous n'avons cependant changé ni une mesure ni une ligne mélodique, mais l'écriture pianistique et le choix des instruments concertants ont été l'objet de nos recherches les plus approfondies. Nous avons surtout clarifié l'écriture, soit par simplification d'accords, soit par supression de notes [...]" cité du livret EMI de l'édition Francis Poulenc Oeuvres complètes, page 65.

Après une interprétation privée où Poulenc joua au piano la partie orchestrale, l'oeuvre fut donnée en première audition publique le 3 mai 1929 à la Salle Pleyel, bien entendu avec Wanda Landowska au clavecin, l'Orchestre Symphonique de Paris étant dirigé par Pierre Monteux.

Ce concerto pour clavecin est le second en date de l'époque moderne, après celui de Manuel de Falla, composé peu auparavant. Il ne s'agit toutefois pas d'un pastiche de Rameau ou de Couperin. André Schaeffer, dans un article publié le 15 mai 1929: "[...]Le Concert champêtre nous apparaît beaucoup plus proche des Biches, et parfois du Sacre du Printemps, que des clavecinistes français. Dans la Sicilienne en sol mineur qui sert de deuxième mouvement, comment ne pas voir qu'y revit l'esprit même de l'Andante du Trio pour piano, hautbois et basson?... Jamais Poulenc n'a été plus fidèle à lui-même qu'en adaptant cet instrument de chasse et d'automne, par excellence, le clavecin [...]" cité d'après le livret EMI de l'édition Francis Poulenc Oeuvres complètes, page 65.

C'est la première grande oeuvre orchestrale de Poulenc, qui n'avait écrit auparavant pour l'orchestre que le ballet Les Biches. Au clavecin se joint un orchestre de moyenne dimension, où les cordes doivent partager leur traditionelle primauté avec un groupe complet à vent (dont cor anglais, trombone, tuba), traité sur un plan d'égalité. Les percussions comprennent huits instruments différents, sans compter les timbales.

Sur le caractère «champêtre» de l'oeuvre, Harry Halbreich écrit:

"[...] Poulenc était un vrai Parisien, un homme qui se sentait chez lui dans une grande ville, même si (précisément à l'époque de la composition du Concert Champètre) il acquit un domaine campagnard en Touraine. L'auditeur ne doit donc pas s'attendre à l'évocation romantique d'une nature sauvage ou solitaire. Déjà le mot champêtre désigne la campagne du point de vue d'un citadin, tout en évoquant le souvenir des fêtes de cour révolues du XVIIIe siècle. L'oeuvre de Poulenc s'insère donc dans un cadre bien déterminé, tant géographique (les environs de Paris) qu'historique (l'époque de Couperin et de Rameau). Poulenc lui-même explique à ce sujet: «Pour un garçon qui, jusqu'à l'âge de dix-huit ans, n'a connu d'autre campagne que le bois de Vincennes et les coteaux de Champigny, champêtre signifie grande banlieue. Landowska habitant en 1928 à Saint-Leu-la-Forêt, près d'Ermenonville, c'est dans une atmospère de campagne très XVIIIe que j'ai situé mon oeuvre. Ce Concerto est champêtre selon Diderot et Rousseau. La campagne des Rêveries du promeneur solitaire, si vous voulez. (...) Du temps où il faisait de la critique musicale, Gabriel Marcel avait cru déceler, dans le Finale, de scandaleuses et inexplicales «sonneries de caserne». C'est très exact. Pour moi, éternel citadin, les clairons du fort de Vincennes, entendus du bois voisin, sont aussi poétiques que, pour Weber, les cors de chasse dans une vaste forêt.» [...]" citation extraite d'un texte de Harry Halbreich publié dans l'album Erato STU 70637 (avec cette oeuvre dans l'interprétation de Robert Veyron-Lacroix et de l'Orchestre National de la Radiodiffusion-Television Fancaise dirigé par Jean Martinon).
Le concerto comprend trois mouvements, de forme très librement classique. De nombreux liens thématiques existent entre les mouvements extrêmes. Le premier mouvement, le plus long des trois...

"[...] débute par une introduction lente (Adagio) que Claude Rostand qualifie de «férocement hautaine», et dont le signal initial rappelle le début de la dernière Symphonie Londonienne de Haydn (No 104 en Ré). Trois caractéristiques importantes de l'ouvrage apparaissent dès cet exorde: l'équivoque entre majeur et mineur, le timbre «champêtre» des cors et la quarte augmentée «lydienne» qui en découle. Le brillant et agile Allegro molto, avec son thème principal néo-classique, enchaîne avec une joyeuse insouciance diverses idées, dont certaines sont d'une savoureuse «insolence». La musique s'interrompt brusquement, et un appel de cors «tragique» (tierce mineure descendante) introduit l'ample volet central du mouvement. Il présente d'abord un staccato «féroce» du clavecin en si bémol mineur, puis divers motifs nouveaux, qui réapparaîtront dans le Finale, et parmi lesquels de détache surtout un thème de cuivres «éclatant» bâti sur quatre notes seulement. Après un nouvel arrêt d'une brusquerie typique suit un interlude lent, tranquille et mélancolique du clavecin, d'expression très vocale, spirituellement proche de Satie. Soudain l'Allegro s'élance à nouveau, se développant en une réexposition libre et abrégée. Le morceau se termine inopinément en ré mineur par un accord du clavecin brutalement coupé par un coup sec de l'orchestre.[...]"

Le second mouvement, un Andante...

"[...] purement mélodique en sol mineur, dans le rythme doucement berceur d'une Sicilienne. Une brève incursion vers La bémol majeur (ton de la sixte napolitaine) donne un avant-goût fugitif du second thème, qui apparaîtra dûment dans cette tonalité, et qui citera un vieux Noël des campagnes françaises. Après un libre récitatif de clavecin servant d'interlude, la reprise (en Sol majeur) opère une très subtile synthèse des deux thèmes. Le morceau se termine de la même manière que le précédent, mais en majeur.[...]"

Le Finale: Presto est introduit par le clavecin...

"[...] avec une virtuosité agile évoquant Scarlatti. L'orchestre se joint peu à peu à sa démarche à la fois élégante et impertinente, qui culmine en une «sonnerie de caserne» volontairement discordante. Suit une marche animée dans la manière d'un certain Prokofiev, aboutissant à une fière proclamation par le clavecin du thème «éclatant» du premier mouvement. À présent, diverses idées de ce mouvement (notamment l'appel «tragique» des cors) se développent en une libre élaboration symphonique. Un premier avertissement sévère du signal initial de l'oeuvre n'est pas pris en considération, et le thème «éclatant» se voit magnifié en une ultime et somptueuse progression. Alors le signal retentit à nouveau, doux et triste. Cette fois-ci, ré mineur l'emporte, et aucun accord d'orchestre ne vient plus ponctuer l'accord solitaire du clavecin: les lourdes frondaisons de l'orée forestière sont vides de présence humaine, la fête dans le parc du château est terminée... [...]" citation extraite de l'excellent texte de Harry Halbreich publié dans l'album Erato STU 70637.

Ernest BOUR enregistre cette oeuvre en studio avec Frank PELLEG et le Grand Orchestre de la Südwestfunk, une superbe prise de son du 8 novembre 1955 réalisée dans le studio de la Südwestfunk à Baden-Baden (Künstlerische Aufnahmeleitung: Hilde Strobel, Technische Realisierung Hertha Franke et Ludwig Heiss). L'enregistrement fut diffusé pour la première fois le 5 janvier 1956.

Voici donc...

Francis Poulenc, Concert Champêtre, FP 49, Frank Pelleg, Clavecin, Großes Orchester des Südwestfunks (SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg), Ernest Bour, 08.11.1955, Baden-Baden

1. Allegro molto - Adagio - Allegro molto 09:53
2. Andante: Mouvement de Sicilienne 05:51
3. Finale: Presto très gai 08:05
que vous pouvez obtenir en...
Je ne peux plus proposer cet enregistrement «dans un cercle de personnes étroitement liées, tels des parents ou des amis» («im Kreis von Personen, die unter sich eng verbunden sind, wie Verwandte oder Freunde», «within a circle of persons closely connected to each other, such as relatives or friends»), ceci étant devenu incompatible avec le règlement général de l'UE sur la protection des données entré en vigueur le 25 mai 2018, car la nouvelle protection des données personnelles imposée par ce nouveau réglement me donnerait vraiment trop de travail.

Désolé! Mais... rien ne vous empêche de m'écrire en privé...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

Radiodiffusion (Archives SWF/SWR) -> WAV  -> FLAC

3 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.