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Antonio VIVALDI
Gloria en ré majeur, RV 589
Pierrette ALARIE (S), Marie-Thérèse CAHN (A)
Ensemble Vocal de Paris
Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire
André JOUVE, 1952, Telefunken AWT 8411-E

On connait plus de cinquante oeuvres de musique sacrée, liturgique ou non, attribuées à Antonio Vivaldi. La plupart d'entre elles ont été composées pour les «figlie di coro» du «Pio Ospedale della Pietà», l'un des quatre hospices de Venise qui accueillaient des jeunes filles orphelines; l'«Ospedale della Pietà» était le plus célèbre, en partie grâce à l'excellente qualité de sa musique.
Engagé dès septembre 1703, en qualité de maître de violon, Vivaldi s'associa à cette institution en tant que compositeur durant deux périodes distinctes de sa carrière, lorsque l'Ospedale n'avait pas de maestro di coro nommé. La première phase, durant laquelle Antonio Vivaldi composa le Gloria RV 589, se situe entre le départ du maestro Francesco Gasparini, le 23 avril 1713, et la nomination de Carlo Luigi Pietro Grua (ou Pietragrua), le 26 février 1719. La deuxième période se situe près de 20 ans plus tard, encadrée par le départ du maestro Giovanni Porta, en décembre 1737, et l'arrivée de Gennaro D'Alessandro, nommé le 21 août 1739.

Quatre fragments de messe sont attribués à Antonio Vivaldi. Il s'agit du Kyrie RV 587 pour double choeur, datant des années 1720, de deux Gloria, RV 588 et RV 589 qui datent de la première collaboration de Vivaldi avec la Pietà en qualité de compositeur, durant la période 1713-1719, enfin du Credo RV 591, qui date également de cette première période. Un cinquième fragment, contemporain des deux Gloria, le Credo RV 592, dont l'authenticité est douteuse, vient s'ajouter à ce corpus.

Une courte description de la structure générale du Gloria RV 589:

"[...] Chaque verset du Gloria donne lieu à un mouvement indépendant et Vivaldi semble accorder une très grande importance à la disposition générale de ses différentes sections. Il observe, ainsi, une alternance permanente de mouvements lents et rapides, de tons majeurs et mineurs, d'écritures homorythmiques, concertantes ou en imitations, de choeurs et de mouvements solistes. S'y ajoutent une écriture harmonique très riche, une grande variété expressive et une interconnexion motivique d'un mouvement à un autre, souvent en rapport de symétrie autour d'un axe. A titre d'exemple, les intervalles d'octave qui marquent les mouvements extrêmes, Gloria et Quoniam tu solus, se retrouvent dans le mouvement central, Domine Deus, Rex coelestis, et les cellules de croches et de doubles croches qui suivent ces sauts d'octave réapparaissent dans le Qui sedes.

Tous les paramètres du langage sont associés dans une organisation rationnelle qui contribue, à son tour, à l'efficacité expressive. Ainsi, le ton de ré majeur, qui concerne les parties extrêmes de l'oeuvre, se présente toujours en mesure binaire, caractérise des mouvements allegro, engage l'ensemble de l'effectif, choeur et orchestre et, naturellement, fait appel aux trompettes, signatures indispensables du style de louange et de fanfare. De même, le parcours tonal global suit une séquence régulière avec la succession de modes majeurs et relatifs mineurs, qui s'organise autour d'un axe placé au milieu de l'oeuvre, entre la sicilienne de Domine Deus et la double fugue de Domine fili. Dans la même logique de symétrie, les fugues
(*)sont situées aux mouvements 2, 5, 7 et 12, avec, en plus, une progression dans l'écriture, de la fugue à sujet simple à la fugue à sujet double, accompagnées d'une accélération rythmique, et d'une progression du pesant andante en si mineur pour le Et in terra pax au vif allegro en ré majeur pour la double fugue du Cum sancto spiritu: «La fugue qui se fait mieux sentir en entrant et qui est la plus pressée est la plus belle. Les Italiens ne font jamais une fugue seule mais deux, trois et quatre en même temps, ce qui rend leur musique admirable»(**).[...]"

(*) le terme de fugue n'est pas employé ici au sens académique de la forme musicale, mais au sens large, tel qu'on l'entendait au début du XVIIIe siècle; il caractérise une composition avec des entrées en imitation sur un ou plusieurs sujets, à la quinte et à l'octave du sujet initial. Ainsi, le terme de «fugue» à cette époque possède le sens du terme actuel de «sujet de fugue»

(**) Charpentier, Marc-Antoine, Règles de composition, F-Pn Ms. n.a. fr. 6355, f. 15v
[...]
Le manuscrit autographe du Gloria RV 589 est écrit sur deux papiers, dont l'un se trouve dans le manuscrit du premier opéra de Vivaldi, Ottone in Villa, qui date de 1713, et l'autre est utilisé dans les copies de Juditha triumphans et d'Arsida, regina di Ponto, tous les deux datés de 1716.
[...]"


Les citations ci-dessus sont extraites d'un texte de Théodora Psychoyou, Le Gloria RV 589 d'Antonio Vivaldi, Musurgia, Vol. 5, No. 1, Dossiers d'analyse (1998), pp. 7-16, voir par exemple sous ce lien.

Telefunken AVT 8411 E Verso Extrait

André JOUVE enregistre cette oeuvre avec son Ensemble Vocal de Paris, l'Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, Pierrette ALARIE, soprano et Marie-Thérèse CAHN, contralto. La prise de son date probablement de 1952, l'enregistrement paraît sur le disque Ducretet-Thompson DTL 93080 (présentation dans la revue The Gramophone d'octobre 1956 en pages 170 et 171, reproduite plus bas), puis est réédité sur divers disques.

Pour cette restauration j'ai utilisé la réédition sur le disque 25cm AWT 8411-E de Telefunken paru dans leur série «Das alte Werk - Kostbarkeiten aus dem musikalischen Vermächtnis alter Meister».

Voici donc...

Antonio Vivaldi, Gloria en ré majeur, RV 589, Pierrette Alarie (S), Marie-Thérèse Cahn (A), Ensemble Vocal de Paris (C), Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, André Jouve, 1952, Telefunken AWT 8411-E

01. Gloria in excelsis Deo (Gloire à Dieu au plus haut des
    cieux), allegro                                              (C   02:07)

02. Et in terra pax hominibus (Et paix sur la Terre aux hommes
    de bonne volonté), andante                                   (C   05:17)

03. Laudamus te (Nous te louons. Nous te bénissons), allegro     (S A 01:58)
04. Gratias agimus tibi (Nous t'adorons), adagio                 (C   00:26)
05. Propter magnam gloriam tuam (Nous te glorifions), allegro    (C   01:00)
06. Domine Deus, Rex caelestis, Deus Pater omnipotens (Seigneur
    Dieu, roi du ciel, Dieu le Père tout puissant), largo        (S   05:02)

07. Domine Fili unigenite, Jesu Christe (Seigneur, fils unique,
    Jésus-Christ), allegro                                       (C   02:18)

08. Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris (Seigneur Dieu, Agneau
    de Dieu, le fils du Père), Qui tollis peccata mundi, miserere
    nobis (Toi qui enlèves le péché du monde, prend pitié de
    nous), adagio                                                (A C 03:22)

09. Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram (Toi
    qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière), adagio  (C   01:09)

10. Qui sedes ad dextram Patris, miserere nobis (Toi qui es
    assis à la droite du Père, prend pitié de nous), allegro     (A   02:56)

11. Quoniam tu solus Sanctus. Tu solus Dominus (Car toi seul
    es saint, toi seul es seigneur), Tu solus Altissimus,
    Jesu Christe (toi seul es le très-haut, Jésus-Christ),
    allegro (C)

12. Cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen (Avec le
    Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen),
    allegro                                                      (C   03:16)

(11 et 12 dans un seul fichier 11_12)
que vous pouvez obtenir en...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

Telefunken AWT 8411-E -> WAV -> léger à moyen DeClick avec ClickRepair (l'excellent logiciel de Brian Davies), des réparations manuelles  -> FLAC

11 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.


The Gramophone, october 1956, pages 170-171
Vivaldi Gloria Jouve The Gramophone october 1956 page 170 171 Extrait
The Gramophone, october 1956, pages 170-171
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