Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Veuillez cliquer ici pour accéder à mon RSS FEED
Veuillez cliquer ici pour m'emvoyer un message avec vos remarques!
Haut de page
Retour sur la page d'accueil (ouvre une nouvelle fenêtre)
Karl RISTENPART, portrait paru dans différents albums des années 1950, cliquer pour une vue agrandie
Karl RISTENPART et Teresa STICH-RANDALL en discussion lors d'un enregistrement de disques, Saarlouis-Fraulautern, 1964, , cliquer pour une vue agrandie
Karl RISTENPART, portrait paru dans différents albums des années 1950, cliquer pour une vue agrandie
Kopf Bild Ristenpart Karl 155 250
Le portrait de Karl Ristenpart illustrant l'en-tête de cette rubrique est extrait d'une photo de la collection privée de Nicolas Reichel, utilisée avec son aimable autorisation, © tout droits réservés.
Courte biographie
Karl RISTENPART
26.01.1900, Kiel - 24.12.1967, Lisbonne
Chef d'orchestre de nationalité allemande

Né à Kiel, Karl Ristenpart grandit à Berlin - sauf pour un séjour de cinq ans à Santiago du Chili (1908-1913) où son père, l’astronome Friedrich Ristenpart, avait entrepris la construction du premier observatoire dans l’Hémisphère sud.

En 1913, après le décès de son père, Karl Ristenpart revient à Berlin. Il y assiste aux premiers concerts de Hermann Scherchen, ce qui le motive à choisir d'étudier la musique, et plus particulièrement le métier de chef d'orchestre. Il commence d'étudier la musicologie avec Johannes Wolff, et le piano avec Eduard Erdmann, tout en travaillant à la Dresdner Bank pour assurer sa vie quotidienne avec sa mère. De 1924 à 1928, grâce au soutien financier de sa parenté, il étudie au Conservatoire Stern, puis à Vienne (Wiener Akademie der Tonkunst), où il termine ses études en 1929. Il rentre à Berlin, commence de travailler comme chef de choeur, épouse Ruth Christensen, une talentueuse pianiste et claveciniste.

Sur les années d'avant- et d'après-guerre, pendant lesquelles Karl Ristenpart va fonder le Kammerorchester Karl Ristenpart (Berlin, 1932), le Kammerorchester du RIAS-Berlin (1946) et le Saarländisches Kammerorchester (1953):

"[...] Les amies qui jouaient en trio ou quatuor avec Ruth Ristenpart, vinrent à constituer le noyau du «Kammerorchester Karl Ristenpart», fondé à Berlin en 1932. Ce jeune ensemble d’une quinzaine de cordes se fit rapidement un nom dans l’interprétation de musique classique et contemporaine, en concert comme à la radio. [...]

Mais la carrière de Ristenpart fut limitée dès 1933 par son refus de rejoindre le parti Nazi. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il réussit à repousser sa conscription jusqu’à l’automne 1944, en emmenant son orchestre faire des tournées du front, de la Norvège aux Carpathes.
Après son retour dans Berlin dévasté, Ristenpart fut chargé dès 1946 de produire de la musique d’orchestre pour le RIAS de Berlin (Radio In the American Sector). Pour ce faire, il réunit son orchestre de chambre, appelé dorénavant «RIAS-Kammerorchester» pour les enregistrements, et créa une chorale qui devint le «RIAS-Kammerchor» en 1948. Avec ces deux ensembles (mais souvent aussi avec le «RIAS-Sinfonie Orchester» qu’il avait contribué à créer) il enregistra les oeuvres d’une centaine de compositeurs, de Monteverdi à Stravinsky.
Il continuait néanmoins de se produire en concert avec son «Kammerorchester», notamment dans un monumental cycle J.S. Bach entre 1947 et 1952. Parmi les nombreux solistes associés à cette entreprise se trouvaient de jeunes talents comme la soprano Agnes Giebel et le baryton Dietrich Fischer-Dieskau. En 1953 Ristenpart se vit proposer la création d’un orchestre de chambre pour la Radiodiffusion sarroise. Cette offre, doublée d’un contrat pour l’enregistrement de 100 cantates de Bach pour Les Discophiles Français, fut le fruit des initiatives de l’Abbé Carl de Nys, un musicologue français d’origine belge. Un an à peine après sa fondation, l’Orchestre de Chambre de la Sarre conquit Paris, et ses innombrables disques, en grande partie avec des solistes français comme Jean-Pierre Rampal et ses camarades du Quintette à Vent de Paris, allaient marquer toute une génération de mélomanes.[...]" cité de la biographie publiée dans «Gustav Mahler dans la correspondance Karl Ristenpart - Richard Freed en 1967» de ce fichier pdf.

À partir de 1953 Karl Ristenpart donne de nombreuses tournées à l'étranger, avant tout en France. Vers 1957 le nom de son ensemble de la Radio de la Sarre fut «Kammerorchester des Saarländischen Rundfunks». Karl Ristenpart a enregistré environ 170 disques avec cet orchestre, la quasi-totalité pour des labels français (Discophiles Français, Club Français du Disque, Erato, Lumen, Club National du Disque, Harmonia mundi).

En décembre 1967, Ristenpart est victime d'une crise cardiaque (il avait eu son premier infarctus en décembre 1950, sa santé était ensuite restée fragile) pendant une tournée au Portugal avec l’orchestre de chambre de la Fondation Gulbenkian et décède la veille de Noël dans un hôpital de Lisbonne.

L’Orchestre de chambre de la Sarre survécut encore cinq ans à son fondateur: entre 1968 et 1972, il fut dirigé par Antonio Janigro. En été 1973 il fusionna avec l’Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion sarroise.

Pour les parutions sur CD - assez peu nombreuses, la majorité de ses enregistrements n'existe que sur disques - voir par exemple cette page de Wikipedia.