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Vue agrandie (ouvre une nouvelle fenêtre) Hermann Scherchen dans son studio à Gravesano, Suisse, 196?, Identifiant: ark:/12148/btv1b10220238d, Source: Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM35987, Appartient à l’ensemble documentaire: BNUStr003
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Hermann SCHERCHEN, Paris, novembre 1965, PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, cliquer pour une vue agrandie
Hermann SCHERCHEN, Paris, novembre 1965, PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, cliquer pour une vue agrandie
Kopf Bild Scherchen 155 250
À droite:  Anton Webern [1883-1945], 1932 (© Photo by Imagno/Getty Images); en-dessous:Anton Webern vers 1940 (© Photo by Imagno/Getty Images).
Pour ces deux photos: © Getty Images, Standard-Editorial-Rechte, „Disponible pour les utilisations éditoriales
À gauche:
Hermann SCHERCHEN en novembre 1965, extraits de photos du site PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale. De haut en bas:Numéro d'image: 73252-3, Numéro d'inventaire: LIP-2264-024 et Numéro d'image: 73252-31, Numéro d'inventaire: LIP-2264-053.
Anton WEBERN
«Das Augenlicht» pour choeur mixte et orchestre
sur un texte de Hildegard JONE
Choeur et Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise
Hermann SCHERCHEN
23 janvier 1958, enregistré en studio dans la salle Herkules de la Résidence de Munich

«Das Augenlicht» (La lumière des yeux) d'Anton Webern - première partie d'une trilogie, qui se poursuit avec les cantates op. 29 et 31 - est une oeuvre vocale majeure du début de la dernière décennie de sa vie.

Dans une lettre du 7 février 1935, juste après avoir terminé l’orchestration en «Klangfarbenmelodie» (mélodie de timbres) de la «Fuga Ricercata» de Bach, Anton Webern écrit à Hildegard Jone (une poète et peintre dont il avait fait la connaissance en 1926 - sa poésie pleine de mysticisme panthéiste avait déjà inspiré au compositeur ses Lieder op. 23 et 25):

"[...] Du fragst mich, was ich jetzt in meiner Arbeit vorhabe: ursprünglich, glaube ich, ein Orchesterwerk; aber es beschäftigt mich auch und zunächst mehr als dieses, ein Chorwerk mit Orchester zu schreiben, nach einem Text von Dir! Aber ich konnte diesen noch nicht finden. Ich bin alles, was ich von Dir besitze, daraufhin durchgegangen. Zu beschreiben, was mir vorschwebt, ist nicht möglich. Ist der Text da, dann weiss ich es... Wenn ich Deine neuen Arbeiten sehen könnte!... Es ist mir nur so dringend, denn ich möchte mich, muss mich gleich an die Arbeit machen [...]".

Peu de temps plus tard, il trouve le texte qui lui convient: "[...] Ich habe schon gefunden, was ich suchte: «Das Augenlicht» aus «Viae inviae» und bin schon an der Arbeit [...]", lettre à Hildegard Jone du 24 février.

Le début de la composition de l'oeuvre est daté du 19 février 1935 (page 22 de son «Skizzenbuch IV»). Le 14 juin il écrit à Hildegard Jone: "[...] Allmählich wird’s schon leichter: ein bisschen kann ich schon wieder zu meiner Arbeit schauen.[...]" D'après son «Skizzenbuch», page 42, il termine la première esquisse de l'oeuvre le 13 septembre, un jour très particulier pour lui, car c'était l'anniversaire de Schoenberg.

Le 17 septembre il écrit à Hildegard Jone: "[...] Das «Augenlicht» ist fertig. Jetzt schreibe ich die Partitur ins Reine. Wie gerne möchte ich Euch bald zeigen, was da geworden ist.[...]".

Anton Webern dédicaça son oeuvre à sa fille Amalie Waller, pour son mariage.

Ces détails et citations proviennent de «Anton von Webern - Chronik seines Lebens und Werkes», Hans et Rosaleen Moldenhauer, 1980, Atlantis, pages 436 et suivantes.

«Das Augenlicht» fut donné en première audition le 17 juin 1938 - lors d'un concert de la Société internationale pour la musique contemporaine - au Queens Hall de Londres avec les choeurs et l’Orchestre de la BBC sous la direction de Hermann Scherchen (effectif: choeur mixte, flûte, hautbois, clarinette, saxophone alto, cor, trompette, trombone ténor-basse, 2 percussions, célesta, harpe, mandoline, 8 violons, 4 altos, 4 violoncelles).

Quelques détails sur l'oeuvre: "[...] L’orchestre constitue l’un des ensembles les plus importants de l’oeuvre webernien depuis les Six pièces pour orchestre, op 6 de 1909. C’est la première fois que le compositeur utilise la mandoline que l’on retrouvera également dans la Première Cantate. Cuivres et cordes sont traités avec sourdine, vents et percussion en solistes, et l’écriture chorale est alternativement contrapuntique et harmonique. «Das Augenlicht, à l’audition, se révèle plein d’harmonie poétique. Voix et instruments, souvent très éloignés les uns des autres, opposent leurs plans sonores. La partition semble s’enrichir de ces mystérieuses vibrations que lui confèrerait une exécution sous une cloche de verre» (L. Dallapiccola, cité par H.-L. Matter in Webern, 1938).[...]" cité de ce programme du site de la Cité de la Musique.

«Das Augenlicht», texte de Hildegard Jone
La traduction en français est citée d'un texte de Bernard Banoun publié dans le livret du coffret de 6 CDs Deutsche Grammophon 447 765-2.

Durch unsre offnen Augen fliesst das Licht ins Herz
  Par nos yeux ouverts, la lumière s'écoule dans le coeur
und strömt als Freude sanft zurück aus ihnen.
  et revient doucement, flot de joie.
Im Liebesblick quillt mehr herauf als je herabgedrungen.
  Ce que le regard d'amour a reçu, il le reverse au centuple.
Was ist geschehen, wenn das Auge strahlt?
  Qu'est-il arrivé, lorsque l'oeil rayonne?
Sehr Wunderbares muss es uns verraten:
  Il a de rares merveilles à nous révéler:
Dass eines Menschen Innerstes zum Himmel ward
  que l'intérieur d'un homme est devenu ciel,
mit soviel Sternen als die Nacht erhellen,
 
avec autant d'astres qu'il en est dans la nuit,
mit einer Sonne, die den Tag erweckt.
  et un soleil qui suscite le jour.
O Meer des Blickes mit der Tränenbrandung!
  O mer du regard et ton ressac de larmes!
Die Tropfen, welche sie versprüht auf Wimpernhalme,
  Les gouttes dispersées sur les cils,
vom Herzen und der Sonne werden sie beschienen.
  ces fétus, le coeur et le soleil les illuminent.
Wenn sich die Nacht der Lider über deine Tiefen
  Lorsque descend sur toi, silencieuse,
still niedersenkt, dann spülen deine Wasser
  la nuit des paupières, tes eaux se mêlent
an die des Todes: deiner Tiefen Schätze, die
  à celles de la mort: emportant doucement
tagerworbnen, nimmt er sacht mit sich.
  les trésors de tes profondeurs, recueillis dans le jour.
Jedoch aus seinen unergründlich dunklen Tiefen,
  Pourtant, lorsqu'avec les paupières le jour se lève
wenn mit den Lidern sich der Tag erhebt,
  de ses insondables et obscures profondeurs,
ist manches seiner Wunder in den Blick, den neuen,
  nombre de ses prodiges ont passé dans le regard, neuf,
heraufgeschwommen, und es macht ihn gut.
  et lui ont donné la bonté.

Anton Webern en 1932 et Hermann Scherchen en 1965

Anton Webern en 1932 et Hermann Scherchen en 1965

Dans la dernière semaine de janvier 1958 Hermann SCHERCHEN était à Munich pour diriger l'Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise dans un concert de la série «musica viva» donné le 24 janvier avec des oeuvres de Strawinski et de Nono. Le jour précédent il enregistra «Das Augenlicht» de Webern, avec le choeur et l'Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise, une prise son faite en studio dans la salle Herkules de la Résidence de Munich.

Voici donc...

Anton Webern, Das Augenlicht für gemischten Chor und Orchester, op. 26, Text von Hildegard Jone, Chor des Bayerischen Rundfunks, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Hermann Scherchen, 23 janvier 1958, Herkulessaal der Münchner Residenz (Studioproduktion) (06:51)
que vous pouvez obtenir en...
Je ne peux plus proposer cet enregistrement «dans un cercle de personnes étroitement liées, tels des parents ou des amis» («im Kreis von Personen, die unter sich eng verbunden sind, wie Verwandte oder Freunde», «within a circle of persons closely connected to each other, such as relatives or friends»), ceci étant devenu incompatible avec le règlement général de l'UE sur la protection des données entré en vigueur le 25 mai 2018, car la nouvelle protection des données personnelles imposée par ce nouveau réglement me donnerait vraiment trop de travail.

Désolé! Mais... rien ne vous empêche de m'écrire en privé...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

Radiodiffusion (Archives Radio Bavaroise) -> WAV   -> FLAC

1 fichier FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.


Hermann SCHERCHEN en novembre 1965, extrait d'une photo du site PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, Numéro d'image: 73252-3, Numéro d'inventaire: LIP-2264-024
Hermann SCHERCHEN en novembre 1965, extrait d'une photo du site PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale
Numéro d'image: 73252-3, Numéro d'inventaire: LIP-2264-024 

Hermann SCHERCHEN en novembre 1965, extrait d'une photo du site PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale, Numéro d'image: 73252-31, Numéro d'inventaire: LIP-2264-053
Hermann SCHERCHEN en novembre 1965, extrait d'une photo du site PARISENIMAGES, © Boris Lipnitzki / Roger-Viollet, utilisation autorisée dans le cadre de l’illustration de sites internet personnels à vocation non commerciale
Numéro d'image: 73252-31, Numéro d'inventaire: LIP-2264-053.