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Wilhelm Schüchter en répétition, 1966 - Photo de la collection de Harry Schultz, Copyright Dortmunder Theatersammlung, tous droits réservés
Schuechter Ippolitov MGM E 3022
un magnifique portrait de Wilhelm Schüchter datant de 1968 - Photo de la collection de Harry Schultz, Copyright Dortmunder Theatersammlung, tous droits réservés
Kopf Bild Schuechter 155 250
Mikhail IPPOLITOW-IWANOW
Esquisses caucasiennes, Suite No 1, opus 10
Philharmonia Orchestra, Wilhelm SCHÜCHTER
Parlophone PMC 1003 B
06./07.12.1951, Kingsway Hall, London
Les Esquisses caucasiennes sont une paire de suites orchestrales composées en 1894 - son opus 10 - et 1896 - son opus 42 - par Mikhail Ippolitow-Iwanow. Il s'agit de ses compositions les plus souvent jouées.

Les deux suites sont influencées par la musique populaire de la Géorgie, plus particulièrement de sa partie du Caucase: à l'époque de leur composition Mikhail Ippolitow-Iwanow était directeur du conservatoire de Tbilissi - la plus grande ville et la capitale de la République de Géorgie. Dans l'orchestration chatoyante on y retrouve l'influence de Nikolai Rimski-Korsakow, dont Mikhail Ippolitow-Iwanow a été l'élève au conservatoire de Saint-Peterbourg.

Cette suite No 1 est formée de quatre parties, de quatres poèmes symphoniques, qui reflètent la diversité de cette partie du Caucase, aussi bien par ses paysages que par ses différentes ethnies:

1. Dans le défilé (ou Dans les montagnes / In den Bergen)
2. Dans l'aoule (ou Dans le village / Im Dorf)
3. Dans la mosquée (In der Moschee)
4. Cortège du Sardar (ou Marche du Sardar / Festzug des Sardar)

Voir au bas de cette page pour des courtes descriptions.

La partition peut être téléchargée sur cette page de l'IMSLP.

À noter qu'une splendide restauration d'un enregistrement 78 tours fait par Nicolai Malko - un classique de l'interprétation de cette oeuvre - peut être téléchargée sur cette page de l'excellent site de jolyon50: une écoute à recommander!
Parlophone PMC 1003 Recto
L'interprétation que je vous en propose sur cette page fait partie des enregistrements que Wilhelm SCHÜCHTER a fait avec l'Orchestre Philarmonia au début des années 1950: les séances de prise de son pour cette interprétation datent des 6 et 7 décembre 1951 (Kingsway Hall de Londres). L'enregistrement paraît peu après sur le disque 10'' EMI USA MGM.E 137, une parution mentionnée en page 106 du 2e supplément du WERM  (à gauche un extrait de la pochette d'une réédition sur le disque MGM E 3022).

Pour cette restauration j'ai pu disposer de l'édition parue sur le disque Parlophone PMC 1003, disque et photos provenant de la collection de Harry Schultz / Dortmunder Theatersammlung - qui a numérisé lui-même son disque et mis les enregistrements à ma disposition pour les restaurer et vous les proposer: je le remercie pour sa générosité!

Parlophone PMC 1003 Label B 64C2FB
Sur la première face se trouvent le Capriccio espagnol, op. 34, de Rimski-Korsakow et la Marche slave, Op. 31, de Tschaikowsky, enregistrés par les mêmes interprètes pendant ces séances des 6 et décembre 1951.

Selon cette discographie de Zdenìk Rada et Pavel Kellner ce disque est paru en septembre 1954.

Il a un bruit de surface par endroits assez prononcé: comme d'habitude, j'ai préféré de ne pas utiliser de filtre, afin de ne pas risquer d'endommager l'interprétation.

Voici donc...

Mikhail Ippolitow-Iwanow, Kaukasische Skizzen, Suite Nr. 1, opus 10, Philharmonia Orchestra, Wilhelm Schüchter, Parlophone PMC 1003 B, 06./07.12.1951, Kingsway Hall, London (1. Dans le défilé - Allegro moderato - Moderato assai - Tempo I 09:13, 2. Dans l'aoule  - Larghetto - Allegretto grazioso - Tempo I 04:16, 3. Dans la mosquée - Adagietto 04:06, 4. Cortège du Sardar - Allegro moderato. Tempo marziale 03:35)

que nous vous offrons et que vous pouvez obtenir en...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

Parlophone PMC 1003 B -> 320 kbps -> WAV -> léger à moyen DeClick avec ClickRepair (l'excellent logiciel de Brian Davies), des réparations manuelles  -> FLAC

4 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE
(*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.
Courtes descriptions des différentes parties

1. Dans le défilé (ou Dans les montagnes / In den Bergen)
"[...] It opens with a horn call and this is followed by a passage for muted strings which creates an atmosphere of veiled mystery. In the middle section a langorous melody is first heared on the woodwind but is later taken up by the strings, no longer muted. Soon, however, the strings are muted again and the delicate little poem is brought to an end by reiterations of the opening horn call [...]" {*}
"[...] «In a Mountain Pass» paints the mountain landscape on the Georgian-Russian border, the Darial Pass and the roar of the River Terek. The brass echoes that open the movement mimic the reverberation of signal trumpets from the mail-coaches in the mountain pass. Then the running string figures represent the flowing river, and rising brass choruses paint the mountain peaks. In the contrasting middle section, the reeds imitate the sound of the zurna, a popular folk instrument in the Caucasus.[...]" {**}

2. Dans l'aoule (ou Dans le village / Im Dorf)
"[...] Un «aoul» [...] est un village fortifié que l’on trouve globalement partout dans le Caucase et plus particulièrement au Dagestan et en Tchétchènie. Ces villages sont souvent bâtis contre des falaises et leurs fortifications sont en pierre pour se protéger d’une attaque surprise. Les maisons sont le plus souvent hautes de deux étages.
Au XIXe siècle, lors de la conquête du Caucase par la Russie, les aouls se révélèrent d’excellents lieux de défense et de regroupement de la résistance.[...]" citation extraite de cette page de Wikipedia
"[...] «In the Village» clearly reflects the oriental harmonies of the Georgian folk-songs that Ippolitov so admired. Here again muted strings are used effectively in a dialogue with the cor anglais. The middle section is one of those strongly rhytmical eastern melodies in triple time which set feet tapping [...]" {*}
"[...] an old folk musician and his younger colleague are sitting on the roof of their hut improvising on exotic folk melodies. Here the composer imitates the sound of the tar (a Persian stringed instrument popular in the Caucasus) and the duduk (a reed instrument similar to the zurna). In the middle of their improvisation a girl appears, and they change their music to a dance before resuming the slower duet. [...]" {**}

3. Dans la mosquée (In der Moschee)
Les mosquées étaient abondantes dans les régions alors turques du Caucase, plus particulièrement de la Circassie. Elles sont aujourd'hui encore restées fréquentes.
"[...] The composer based the third movement («In a Mosque») on a folk melody he had notated in the Georgian coastal city of Batumi, adding in some other themes of what he termed a generally «Arab character». Here the scene is the sunset prayer or Maghrib, with the call-toprayer intoned by the muezzin from the minaret, and ending with the peaceful sunset itself. [...]" {**}

4. Cortège du Sardar (ou Marche du Sardar / Festzug des Sardar)
"[...] «Sardar» est un terme utilisé dans le sikhisme, historiquement, pour désigner un chef de bataillon. Il vient du perse, des mots sar: la tête, et, dar un dérivé du verbe: tenir. Aujourd'hui le terme est plus respectueux que monsieur et correspondrait à: chef, ou, directeur.[...]" citation extraite de cette page de Wikipedia
"[...] «Procession of the Sadar» is the best known of the four sketches. It is a ceremonial march and after the rythm has been set by the percussion the piccolo and bassoon play the opening tune in full before it is taken over by the strings. A second melody is also announced on the woodwind and this is worked up to a climax before the final return of the first tune, this time played by full orchestra with trombones and trumpets adding weight and brilliance to the colourful scene. [...]" {*}
"[...] The drama and vivid exoticism of the final march («Procession of the Sardar») have led to its frequent programming in orchestral pops concerts, and it is by far Ippolitov-Ivanov’s bestknown music. Based on a march tune from the Turkish town of Zeytun, it depicts a military parade led by the Sardar (the Turkish equivalent of a Commander or General) in which the noisy crowd eagerly presses in for a closer view before being pushed back by the guards. With its exotic melody and evocations of Turkish janissary music, it is the most vibrant and striking of the Caucasian Sketches. [...]" {**}

{*} citations extraites d'un texte de William A. Chislett publié au verso de la pochette d'une édition sudafricaine du disque Parlophone PMCJ 1003
{**} citations extraite d'un texte de Luke Howard, voir cette page.