Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Suisse (CC BY-NC-ND 2.5 CH)*** *** NonCommercial - NoDerivs 2.5 Switzerland (CC BY-NC-ND 2.5 CH) ***
Veuillez cliquer ici pour accéder à mon RSS FEED
Veuillez cliquer ici pour m'emvoyer un message avec vos remarques!
Haut de page
Retour sur la page d'accueil (ouvre une nouvelle fenêtre)
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Ernest BOUR, 22.12.1963, cliquer pour une vue agrandie
Portrait du jeune Peter TSCHAIKOWSKI fait par Michail Michailowitsch Panow (1836-1894), State P.I. Tchaikovsky Memorial Museum, Klin, clicquer pour une vue agrandie
Kopf Bild Bour Ernest 155 250
La photo illustrant l'en-tête de cette rubrique est extraite d'une photo du Landesarchiv Baden-Württemberg, Abt. Staatsarchiv Freiburg, W 134 Nr. 077343b, Donaueschinger Musiktage 1964, 17. Oktober 1964, Urheber: Autor/Fotograf: Willy Pragher, Rechteinhaber: Landesarchiv Baden-Württemberg
À droite: Ernest Bour, 1963, extrait d'une photo du Landesarchiv Baden-Würtemberg, Abt.Staatsarchiv Freiburg W 134 Nr. 073892 (l'original est sous-exposé, d'où l'aspect "laiteux" de cet extrait)
À gauche: Portrait du jeune Peter TSCHAIKOWSKI fait par Michail Michailowitsch Panow (1836-1894), State P.I. Tchaikovsky Memorial Museum, Klin
Peter TSCHAIKOWSKI
Symphonie No 4 en fa mineur, Op. 36 (TH 27; CW 24)
Orchestre National de la RTF, Ernest BOUR, 31 mai 1952

Peter Tschaikowski compose cette symphonie en 1877-1878, elle est contemporaine d’Eugène Onéguine. La dédicace de la partition indique «À mon meilleur ami». Dans cette dédicace sybilline il s'agit en fait de Nadejda von Meck, une riche mécène qu’il ne rencontrera jamais, mais avec qui il entame une correspondance, peut-être la plus célèbre de l’histoire de la musique. En mai 1877, il lui écrivit: «A présent je suis absorbé par la symphonie que j'ai commencé à écrire encore en hiver, et que je veux vous dédier car vous y trouverez des échos de vos idées et de vos sentiments les plus profonds» [1]. Dans une autre de ses lettres à Madame von Meck: «Il y a bien un programme dans notre symphonie, c'est-à-dire une possibilité d'expliquer verbalement ce qu'elle cherche à exprimer, et à vous seule je puis et je désire en indiquer la signification à la fois dans l'ensemble et dans le détail. Naturellement, je ne puis le faire que dans les grands traits» [1]

Achevée à San-Remo le 7 janvier 1878 [4], l'oeuvre fut donnée en première audition à Moscou le 10 février suivant sous la direction de Nikolai Rubinstein.

Les différents mouvements de la symphonie ont été souvent mis en relation avec la correspondance entre Tschaikowski et Nadejda von Meck, par exemple pour les célèbres sonneries de cuivres qui ouvrent la symphonie et qui représentent le «fatum»
(mot latin qui signifie destin, qui a donné en français les concepts de fatalisme et fatalité. C'est aussi le titre que Tschaikowsky a donné à son opus 77, un poème symphonique):

«L'introduction est le germe de toute la symphonie, son idée principale: C'est le fatum, cette force fatale qui empêche l'aboutissement de l'élan vers le bonheur, qui veille jalousement à ce que le bien-être et la paix ne soient jamais parfaits ni sans nuages, qui reste suspendue au-dessus de notre tête comme une épée de Damoclès et empoisonne inexorablement et constamment notre âme. Elle est invincible, et nul ne peut la maîtriser. Il ne reste qu'à se résigner à une tristesse sans issue.» lettre du 1er mars 1878 [1]

Ces sonneries de cuivre sont le thème récurrent de toute la symphonie: "[...] À chaque fois que l'homme croit pouvoir se détacher de son destin pour aller vers quelque chose de meilleur, le thème du fatum réapparait tel un retour brutal à la triste réalité.[...]" une phrase de la page de Wikipedia sur cette symphonie, souvent citée, mais dont on n'arrive pas à retrouver l'origine exacte.

Sur le second mouvement, Andantino en modo di canzona:

«Le second mouvement exprime une autre phase de l'angoisse. C'est cet état mélancolique qu'on éprouve le soir lorsqu'on est seul, fatigué, après le travail. On a pris un livre mais il est tombé des mains. On est assailli par un essaim de souvenirs. On est triste devant tant de choses qui ont eu lieu et qui sont révolues, mais on prend aussi plaisir à évoquer la jeunesse. On regrette le passé, mais on n'a pas envie de recommencer à vivre. C'est agréable de se reposer et de faire une rétrospective...» [1]

C'est le hautbois qui expose la mélodie de la canzona, reprise ensuite par le violoncelle et enfin par le basson, avec un contrepoint animé aux cordes. "[...] Dans la partie centrale, des intonations plaintives s'amplifient, dominées bientôt par des sonneries issues du thème du fatum. Retour ensuite de la première partie, dans une instrumentation et des contrepoints différenciés, et, vers la fin, un élément thématique nouveau.[...]" [2]

Sur le 3e mouvement, Scherzo. Pizzacato ostinato. Allegro:

«Le troisième mouvement n'exprime pas de sentiments définis. Ce sont des arabesques capricieuses, des images insaisissables, qui passent dans l’imagination lorsqu'on a bu un peu de vin et qu'on entre dans la première phase de l'ivresse. On ne se sent pas gai, mais pas triste non plus. On laisse libre cours à l'imagination qui s'est mise à tracer d'étranges dessins. Parmi eux, on reconnaît soudain une scène de moujiks légèrement ivres et une chanson de rue. Puis un défilé militaire passe dans le lointain. Ce sont des images totalement incohérentes, qui passent par la tête lorsqu'on s'endort. Elles n'ont rien à voir avec la réalité. Elles sont étranges, absurdes et décousues»... [1]

"[...] De forme ABA, ce scherzo est remarquable par son instrumentation: toute la partie A est jouée à l'ensemble des cordes en pizzicatos, formant un contraste frappant avec la partie B où un thème de chansonnette, intentionnellement vulgaire, est siffloté aux bois, et la marche militaire scandée aux cuivres.[...]" [2]

Le Finale... "[...] Quiconque aurait somnolé pendant le Scherzo se réveillera en sursaut quand retentira le début explosif et d’un sensationnalisme outrancier du finale. Presque aussitôt, les bois présentent une deuxième idée, laquelle est une variante du populaire chant folklorique russe «Un bouleau se dressait dans le champ». L’atmosphère déchaînée et festive réapparaît avec le troisième thème, dans le style d’une marche rapide dont le rythme est martelé par le tutti de l’orchestre accompagné de toute une batterie de tambours et de cymbales. Tchaïkovski répète, développe et combine ces trois idées de multiples façons. La montée irrésistible qui en résulte ménage un espace suffisant pour permettre une brève intrusion du motif du destin, vite chassé par une conclusion d’une joie délirante tel un feu d’artifice aux couleurs éclatantes.[...]" [3]

(1) Peter Tschaikowski dans sa correspondance avec Nadejda von Meck, cité d'après le Guide de la musique symphonique réalisé sous la direction de François-René Tranchefort, Fayard 1986, ISBN 978-2-213-64075-4. Voir cette page du site en.tchaikovsky-research.net pour plus de détails et références sur cette correspondance.

(2) cité du Guide de la musique symphonique réalisé sous la direction de François-René Tranchefort, Fayard 1986, ISBN 978-2-213-64075-4

(3) cité d'un texte de Robert Markow (Traduction: Hélène Panneton) publié dans les notes de ce programme de concert.

(4) Le dessous des notes - Voies ver l'ésosthétique, publié sous la direction de Jean-Jacques Velly, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2001, page 112
Peter TSCHAIKOWSKI et Ernest BOUR

Le samedi 31 mai 1952  Ernest BOUR dirigeait l'Orchestre National de la Radiodiffusion-Télévision Française, un concert donné à priori au Théâtre des Champs-Élysées de Paris. Je n'ai toutefois pas encore pu en trouver de confirmation: si une personne visitant cette page devait en savoir plus, toutes informations m'intéressent -> Vos remarques!

Au programme de ce concert:

Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie No 29, KV 201
Maurice Ravel, Le Tombeau de Couperin
Carl Maria von Weber, Ouverture de Preciosa
Peter Tschaikowski, Symphonie No 4
Il existe un deuxième enregistrement de la 4e symphonie sous la direction de Ernest Bour, avec le SWF-Sinfonieorchester Baden-Baden, 06.02.1966.

Voici donc...

Peter Tschaikowski, Symphonie No 4 en fa mineur, Op. 36 (TH 27; CW 24), Orchestre National de la RTF, Ernest Bour, 31 mai 1952

1. Andante sostenuto - Moderato con anima   16:45
2. Andantino en modo di canzona             07:57
3. Scherzo. Pizzacato ostinato. Allegro     05:48
4. Finale. Allegro con fuoco                08:27

que vous pouvez obtenir en...
pour un téléchargement libre, depuis mon site

Radiodiffusion (Archives RTF resp. INA) -> WAV -> FLAC

4 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.

Tschaikowski Peter Photo Panow 65C2FC
Portrait du jeune Peter TSCHAIKOWSKI fait par Michail Michailowitsch Panow (1836-1894), State P.I. Tchaikovsky Memorial Museum, Klin